L’orientation : un enjeu pour les études scientifiques. Les acteurs terrain – AFNEUS, FNEB et UNISCIEL s’impliquent.

L’AFNEUS (Association Fédérative Nationale des Étudiants Universitaires en Sciences, techniques et ingénierie), la FNEB (Fédération Nationale des Étudiants en sciences exactes, naturelles et techniques) et UNISCIEL (Université des sciences en ligne) sont engagées depuis plusieurs années dans la mise en place d’actions d’orientation auprès des lycéens et étudiants suivant un cursus scientifique. Ces dernières ont été une réponse à l’inégalité d’accès à l’information quant à l’orientation des jeunes vers et au sein de l’Enseignement Supérieur.

Afin de répondre à cette problématique d’orientation des élèves du secondaire, le “Guide des Métiers” des filières scientifiques ainsi que la plateforme numérique “Étudiant En Sciences” ont été mis en place et permettent aux lycéens et étudiants de se projeter et d’appréhender leur orientation et insertion professionnelle en toute sérénité. Ces projets, développés par la FNEB et l’AFNEUS, ont pour vocation d’aider et d’accompagner les futurs étudiants en sciences dans leur parcours universitaire.

Ces actions, communes comme individuelles, se voient fonctionner dans un continuum entre le lycée et l’université. Elles passent par le soutien du bachelier dans son orientation afin de le conforter dans ses choix et de le préparer au mieux pour son entrée à l’université.

Dans cette même logique et de façon complémentaire, le dispositif numérique Faq2Sciences a été développé par UNISCIEL, accompagné d’étudiants, dans le but de permettre aux lycéens de se positionner vis-à-vis du niveau attendu et propice à une réussite des études en sciences. Cet outil s’est saisi d’un véritable enjeu, tant dans une approche d’orientation que dans une anticipation de problématiques plus larges tel que le taux important de redoublements en première année de licence.

Cette dynamique lancée par Faq2Sciences doit être poursuivie à travers des dispositifs plus larges. En effet, malgré les actions initiées par la loi ORE, l’effort sur l’accompagnement de l’orientation doit se poursuivre. Les efforts menés depuis de nombreuses années doivent aboutir afin que les lycéens et étudiants en sciences puissent s’inscrire dans un parcours d’appui à l’orientation, de confortation de leur choix de formation et de préparation de leur entrée à l’université.

L’AFNEUS, la FNEB et UNISCIEL renforcent leur partenariat et iront à la rencontre des lycéens et des étudiants en recherche d’informations sur les salons d’orientation. Cette action s’inscrit dans une dynamique d’appui à la réussite par l’évolution de la plateforme Faq2sciences et une mise à disposition pour les communautés lycéenne et universitaire de l’ensemble des clés nécessaires afin d’atteindre leurs objectifs d’orientation réussie.

 

Contacts presse :

Guillaume HERRAULT

Président de l’AFNEUS

guillaume.herrault@afneus.org – 06.32.45.60.64

 

Étienne MATIGNON

Président de la FNEB

presidence@fneb.fr – 07.81.01.66.02

 

Manuel MAJADA

Secrétaire Général d’Unisciel

manuel.majada@unisciel.fr – 03.44.23.52.64


Non à la discrimination des étudiant·e·s extracommunautaires !

Ce lundi 19 novembre, le Gouvernement a annoncé un certain nombre de mesures dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». Parmi elles, l’augmentation drastique des frais d’inscription pour les étudiant·e·s venu·e·s d’au-delà des frontières de l’Union Européenne. Si d’autres éléments de cette stratégie sont intéressants, l’AFNEUS, fédération des étudiant·e·s en sciences, techniques et ingénierie, s’oppose fermement à cette hausse.

Si la stratégie prétend compenser cette multiplication par 15 des frais d’inscription par la création « dans le même temps » de 8 000 bourses d’exonération par le Ministère des Affaires étrangères et de 6 000 bourses d’établissement, cela ne suffira jamais à combler cette perte considérable de pouvoir d’achat pour 4,5 millions d’étudiant·e·s en mobilité internationale, dont 20 à 30% étudient à nos côtés dans les cursus scientifiques.

Or, comme rappelé dans le discours du Premier Ministre, « Pour gagner en attractivité, il faut s’attaquer à tous les sujets, à tous les détails du quotidien qui compliquent la vie des étrangers » et des étrangères. Pourtant, une étude menée en 2014 par Campus France met en avant que le coût des études est déjà un handicap lourd pour 82% des étudiant·e·s qui viennent en France depuis l’étranger, et que plus de la moitié doit faire des sacrifices pour parvenir à financer des études qui coûtent, sans les frais de scolarité, au moins 11 000€ par an. Ces étudiant·e·s, plongé·e·s loin de leur famille et de leurs repères, se retrouvent souvent dans une situation de grande précarité. Ajouter à cette précarité des frais d’inscription qui ne permettront pas aux établissements de financer leur masse salariale, première problématique budgétaire de l’enseignement supérieur, n’est pas une solution !

La même enquête de Campus France permet par ailleurs de constater que les étudiant·e·s venu·e·s de l’étranger rapportent près de 4,65 milliards d’euros par an, notamment via la consommation, alors que leur coût pour l’État ne dépasse pas 3 milliards d’euros par an. Le discours qui vise à stigmatiser ces étudiant·e·s, sous prétexte que leurs parents n’ont pas payé d’impôts en France, est donc aussi indigne qu’il est trompeur, et il ne justifie aucunement qu’une telle discrimination soit instaurée.

Enfin, cette mesure est inacceptable parce qu’elle se base sur le mépris de l’utilité réelle de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il ne s’agit pas d’un service rendu aux parents en récompense de leurs impôts, il s’agit d’une transmission et d’un partage de compétences au profit des étudiant·e·s. Quelle que soit leur nationalité, les étudiant·e·s y contribuent, et finiront par mettre ces compétences au profit de l’économie. L’augmentation des frais d’inscription pour une partie des étudiant·e·s sous prétexte de leur origine n’a donc aucun autre fondement que celui de la discrimination.

Par conséquent, l’AFNEUS restera force de proposition et souhaite être entendue pour développer tous les autres aspects de cette stratégie « Bienvenue en France » et plus globalement pour établir une politique d’accueil ambitieuse permettant à tou·te·s les étudiant·e·s de s’épanouir dans l’enseignement supérieur français, mais s’oppose, et continuera de s’opposer fermement à l’augmentation des frais d’inscription.

 

Contacts presse :

Clément CARTIER
Vice-Président affaires académiques
06.80.92.82.95

clement.cartier@afneus.org

Guillaume HERRAULT
Président
06.32.45.60.64

guillaume.herrault@afneus.org


L’AFNEUS élit son nouveau Bureau National

Du 25 au 28 octobre 2018 se déroulait le 26ème congrès national de l’Association Fédérative Nationale des Étudiants Universitaires en Sciences, techniques et ingénierie – AFNEUS – au sein de l’Université de Poitiers. Cet événement a permis de rassembler près de 200 étudiant.e.s en sciences provenant de nombreuses villes réparties sur tout le territoire français. Continuez la lecture


Réforme du secondaire : une opportunité à saisir pour former des citoyen·ne·s éclairé·e·s

À la suite du dépôt du rapport Mathiot auprès du Ministère de l’Éducation Nationale, le Ministre Jean-Michel Blanquer a rendu un communiqué relatif à la réforme du Baccalauréat en Conseil des ministres le 14 février 2018. Si les préconisations du « rapport Mathiot » allaient dans le sens d’une réforme ambitieuse et positive, les projets de texte ne sont malheureusement pas à la hauteur des attentes portées par les différents acteurs du secondaire. Continuez la lecture


L’AFNEUS à Studyrama

Les salons studyrama sont des salons dédiés à l’orientation et à la découverte de métiers et de formations.

Lors de ces salons sont présents des professionnels pour venir présenter leurs métiers, des responsables de formation pour présenter leurs cursus, et des étudiants afin de présenter leurs parcours.

Dans ce contexte, l’AFNEUS est présente à plusieurs salons afin de présenter et de promouvoir les cursus scientifiques ainsi que les associations locales capables d’aider les étudiants dans leur choix.

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Attendus à l’université : quels enjeux pour les formations scientifiques ?

Mardi 12 décembre, le Gouvernement a élaboré un cadrage national définissant les attendus à l’entrée des filières universitaires suite à l’annonce du Plan Etudiants par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation le 30 octobre dernier. Ceux-ci ont pour objectif d’améliorer l’orientation des jeunes bachelier.ère.s à l’entrée de l’université, en explicitant les compétences nécessaires à une bonne réussite dans chaque mention de licence. La FNEB, Fédération Nationale des Etudiants en sciences exactes, naturelles et techniques, et l’AFNEUS, Association Fédérative Nationale des Étudiants Universitaires en Sciences, Techniques et Ingénierie ont pris connaissance de ces éléments, et veilleront à ce que ces attendus restent des indicateurs incitatifs les plus complets possibles pour accompagner l’orientation des lycéen·ne·s.

Concernant les filières scientifiques, quatre attendus ont pu être définis. Un·e lycéen·ne souhaitant intégrer une formation scientifique après l’obtention du Baccalauréat devra posséder des compétences scientifiques, en communication, méthodologiques et « comportementales », et enfin, devra maîtriser les compétences disciplinaires de la mention envisagée. Continuez la lecture


Plan Étudiants : une avancée en demi-teinte pour l’Enseignement Supérieur

L’AFNEUS, l’Association Fédérative Nationale des Étudiants Universitaires en Sciences, Techniques et Ingénierie et la FNEB, Fédération Nationale des Étudiants en sciences exactes, naturelles et techniques ont suivi avec attention l’annonce du “Plan Étudiants” faite par le gouvernement le lundi 30 octobre 2017.
Les filières scientifiques sont au coeur de ces problématiques avec 23,1% d’augmentation d’effectifs sur les dix dernières années, et une hausse du nombre d’étudiant.e.s de plus en plus forte, jusqu’à atteindre 34,7% du poids total des formations de l’enseignement supérieur en 2016. La nécessité stringente de mise en pratiques dans l’enseignement des cursus scientifiques en fait une cible particulièrement fragile face à une croissance constante des effectifs d’usagers, comme cela avait été développé dans la contribution sur la hausse des effectifs réalisé par la FNEB. L’officialisation de la fin du tirage au sort dans un plan de grande envergure est à relever.
Nous nous félicitons de ces mesures, d’autant plus qu’elles sont accompagnées de la sanctuarisation et de la mise en place de choix d’orientation alternatifs comme la possibilité de réaliser une année de césure, notamment avant d’entrer dans l’enseignement supérieur. La volonté de régularisation du paiement des bourses et l’ouverture de la réflexion sur une uniformisation des aides sociales à destination des étudiant.e.s sont également des valeurs dans lesquelles nous nous retrouvons et que nous portons.
Des questions se posent néanmoins sur certains volets de la réforme présentée ce lundi 30 octobre. Continuez la lecture